Le goûter version Vegan

Le « goûter », cette petite collation qui se prend en rentrant des bancs de l’école, quand on pose enfin son sac par terre, et que l’on peut profiter d’un moment de plaisir, parfois même avec ses parents, pour les plus gourmands. Si pendant les vacances les petites têtes blondes ont pris soin de choisir leur nouveau cartable, la rentrée passée, et les heures du goûter de dix heures ou de quatre heures ont également fait leur grand retour au sein des foyers les plus friands de petites douceurs. Zoom sur cette habitude bien connue des parents, et surtout des enfants, version éthique et sans souffrance, bien sûr !

 

Un peu d’histoire …

De nos jours, la journée est rythmée par plusieurs moments de partage et convivialité autour de la table : le petit déjeuner, le repas, le goûter chez certains, et le dîner. Pourtant, il n’en a pas toujours été ainsi au sein des foyers de France. A travers les siècles, les mœurs alimentaires se sont vues modifiées.

Du XIII au XVI siècle, il était de coutume de prendre uniquement deux repas par jour. Le matin, on dînait, et le souper venait en début de soirée. Pas de repas de midi donc, pour nos ancêtres. C’est en cela, que l’apparition du goûter fut nécessaire et n’a plus quitté les foyers depuis cette époque révolue. Le phénomène de ce goûter était justifié du fait de l’écart important d’heures entre le repas et le dîner. Puisque que l’on mangeait le repas vers 9h ou 10h, et le dîner vers 17h à 19h, le corps réclamait de l’énergie en plus afin de tenir toute la journée. L’intervalle entre les deux attablées était donc soulagé par la prise d’un petit goûter. Cette collation permettait ainsi la mise à niveau de l’énergie, nécessaire pour tenir jusqu’au dîner. On conseille des gourmandises légères et en petites quantités.

Il faudra attendre le règne de Louis XIV pour voir le rythme des trois repas pointer le bout de son nez en France. Enfin, au XVIIème siècle, on prend au réveil son petit déjeuner, à midi son repas, et le soir son dîner. Pour autant, le goûter ne disparaît pas des foyers, au contraire, le rythme est bien ancré dans les habitudes françaises et ne se perdra plus bien qu’il n’a plus raison d’être. Au contraire, il devient même à la mode dans les familles mondaines, où l’on considère que la présence de collation est importante lorsqu’on reçoit de la visite par exemple. Qu’on le pratique encore de nos jours dans les maisons, ou pas toujours, l’habitude de goûter n’est pas encore prête à s’en aller, sans doute pour le plus grand bonheur des enfants de retour de l’école qui profitent de ce moment de répit, avant de s’attaquer à leurs devoirs.

 

 

L’industrie du goûter

Comme pour tout moment alimentaire, le goûter est très loin des tartines, tasses de thé peu sucrées et autres mets plus en vogue dans nos précédents siècles. Malheureusement, de nos jours, les rayons de nos supermarchés sont remplis de nourriture et de boissons, trop grasses, trop sucrées, et bien souvent trop chimiques (additifs, colorants, arômes artificiels…). Souvent attirantes pour les enfants et prétextes à se blottir au fond du caddie pour le goûter, ces habitudes n’ont pourtant rien de naturel et n’ont certainement pas été fabriquées sans souffrance animale. Les grandes firmes n’ont eu aucun mal à mettre la main sur cette habitude alimentaire tant aimée des enfants, et incite, par des moyens publicitaires bien rodés, à la consommation de ces « goûters » souvent dit nutritifs et sains, mais qui en réalité, sont bien souvent mauvais pour la santé. Gâteaux fourrés, barres sucrées, sirops, lait de vache… Tous les aliments sont passés en revue et sont prétextes à une petite collation.

Heureusement, le véganisme est adopté par de plus en plus de monde. On réapprend à manger, on se fait plaisir tout en veillant à sa santé, et surtout, on déguste un petit plaisir sans cruauté animale, et ça, c’est ce qui rend le goûter un véritable moment de partage et de bonheur, non ?

 

 

Réadapter la composition de sa collation

Exit le lait de vache, les fabrications industrielles aux ingrédients parfois douteux, le goûter végane fait sa rentrée en même temps que les écoliers, et il n’est pas bien difficile de le faire aimer. Pas besoin de se priver, il suffit de réadapter ses habitudes et tout ce qu’on peut trouver dans son placard.

Pour les boissons, on pourra ainsi aisément étancher la soif de chacun avec du lait végétal (aromatisé au chocolat, pourquoi pas ?), un jus de fruit, un thé… Rappelons que, outre la souffrance animale qu’engendre le lait, ce n’est pas non plus un bon allié en termes de santé. En effet, le lait animal est acidifiant, ce qui a pour effet de déminéraliser l’os. Il entretient des maladies telles que les bronchites, l’asthme… En effet, le lait contient des hormones, antibiotiques et pesticides que la vache aura ingéré tout au long de sa (et combien courte et malheureuse) vie. De plus, il convient de soulever l’incohérence à boire du lait d’une autre espèce pendant et même après la petite enfance. L’humain est la seule espèce à se nourrir du lait d’un autre être vivant et ce, de façon volontaire… Il n’est donc pas adapté à notre espèce, mais est protéiné et conçu afin d’en faire profiter un seul être : le veau.

Si vous hésitez encore au choix de votre lait végétal, voici un rappel de quelques exemples de laits végétaux, qui ne fait pas de mal et qui guidera peut-être les plus indécis :

 

  • Le lait d’amande : vitamines A, B et E, calcium, fer, magnésium.
  • Le lait d’avoine : magnésium, fer, vitamines E et B, calcium (contient du gluten).
  • Le lait de soja : riche en calcium et en protéines.
  • Le lait de noisette : riche en fer, magnésium et calcium.
  • Le lait de riz : riche en vitamines B et sans gluten.
  • Le lait de coco : riche en minéraux, fer, magnésium et zinc.

Pour accompagner la boisson, les fruits sont là (frais, compotes…), tout comme les fruits secs qui sont un bon apport en vitamines, minéraux et fibres. Pour les plus gourmands, qui affectionnent le fameux pain et sa barre de chocolat, il existe de nombreuses marques de chocolat végane qui pourront aisément faire l’affaire. Pour le pain, le multi-céréales est souvent recommandé car il est complet. Heureusement, pour ceux qui sont trop gourmands et qui tiennent au plaisir des biscuits et autres petits gâteaux, les choix sont de plus en plus nombreux, que ce soit en Biocoop ou en grandes surfaces. Souvent indiqués par le petit logo vert que l’on connait tous, les collations sans souffrances animales peuvent être facilement trouvables et constituer un bon goûter. Bien qu’il ne faille pas trop en abuser, comme toutes sucreries.

En tout cas, une chose est sûre. Que vous soyez plutôt fruits, biscuits ou chocolat, à l’heure du goûter végane, vos enfants n’en feront qu’une bouchée

 

Et quoi de mieux pour finir, qu’une petite idée recette ?

Recette : Docteur Bonnebouffe.com

Energy balls au cacao et aux noisettes

Source : Flamendra.fr

Ingrédients :

  • 60g de noisettes
  • 70g de noix de cajou
  • 1 càs de cacao
  • 8 dattes
  • ½ càc de vanille
  • 2 càs d’eau

Comment les préparer ?

  1. Dans un blender, mixez les noix de cajou, les noisettes et les dattes. Ajoutez le cacao et la vanille, mixez de nouveau. Ajoutez l’eau à la fin et mixez une dernière fois.
  2. Prélevez un peu de pâte à l’aide d’une cuillère et formez une boule.
  3. Disposez-la sur une assiette et faites de même avec le reste de la pâte.
  4. Laissez refroidir 1 à 2 heures au réfrigérateur. Puis, dégustez !

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Par Pauline de Meulien

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