Quand j’étais petite, je regardais avec délectation les aventures de Maya l’abeille et de ses amis.

Les péripéties de cette petite abeille insouciante émerveillaient les enfants ! Tout ce petit monde évoluait de la ruche aux champs, les abeilles butinaient, le miel coulait à flot et Maya, Willy, Flip et compagnie vivaient leur joyeuse vie d’insectes.

Oh bien sûr, il leur arrivait des mésaventures, mais bien vite résolues et tout redevenait paradisiaque !

Un monde parfait que celui de Maya ?

Après cette minute de nostalgie, revenons maintenant à la réalité et faisons une petite présentation de l’abeille.

Présentation

Appartenant à la famille des hyménoptères, la plus connue est l’abeille porteuse de miel (Apis mellifera). Ces insectes vivent au sein de la ruche, en colonie. La reine, seule à pondre, y est entourée des ouvrières et des faux-bourdons.

Les insectes pollinisateurs, dont l’abeille fait partie, ont une action sur plus de 3/4 des cultures (fruitières, oléagineuses, maraîchères, crucifères, alliacées, ombellifères).

Autant dire que nous avons tout intérêt à ce que la vie de ces travailleurs-ses acharné-e-s soit préservée, car iels assurent en très grande partie la diversité de notre alimentation.

L’abeille noire (Apis mellifera mellifera) est une sous-espèce d’Apis mellifera. Elle existe depuis des millions d’années, ayant résisté à deux périodes glaciaires. Autant dire qu’elle est costaude !

Et pourtant, plus encore que les autres, elle est menacée d’extinction.

À mi-chemin entre l’abeille sauvage et domestique, elle est capable de s’adapter aux deux modes de vie. Particulièrement robuste, elle ne représente pourtant plus que 10 % des abeilles en Europe.

Les abeilles en danger

Les apiculteurs se désintéressent de l’abeille noire car elle est considérée comme plus agressive et produisant peu de miel. Les producteurs se sont même tournés vers l’importation d’essaims d’abeilles dans les années 30 et 50, faisant venir des sous-espèces d’Italie par exemple. Ces hybridations ont eu pour effet de fragiliser les populations présentes et de créer une abeille avec des comportements éloignés de l’abeille ancestrale. Les importations d’essaims continuent à ce jour.

Maya en bien mauvaise posture, par Clara Violi.

Les dangers qui menacent les abeilles sont multiples, mais nous pouvons sans hésitation citer en premier lieu l’utilisation des produits phytosanitaires.

Ces pesticides, à commencer par les néonicotinoïdes et le glyphosate, contribuent à modifier les capacités cognitives des abeilles qui ne sont plus en mesure de retrouver le chemin de la ruche, affaiblissent leurs défenses immunitaires et, à haute dose, provoquent leur mort.

Viennent ensuite les diverses maladies en constante augmentation telles que le Varroa destructor, le champignon Nosema ceranae, la pratique des monocultures qui réduit la diversité des plantes disponibles, la culture OGM, la prolifération du frelon asiatique qui s’attaque directement aux abeilles. Les ondes électromagnétiques auraient également un impact sur les abeilles, leur faisant perdre leur sens de l’orientation

Les abeilles sont donc en danger, et de facto, l’humanité aussi tant elle dépend de leur action de pollinisation pour se nourrir.

Revenir à des méthodes de cultures sans chimie semble une évidence, et pourtant, les gouvernements tardent à légiférer clairement sur le sujet.

Mais que pouvons-nous faire concrètement pour aider les abeilles à ne pas disparaître ?

Ce dernier point m’amène à préciser pourquoi le miel n’est pas végane.

Le miel n’est pas végane

Tout d’abord, le miel est la production des abeilles, il leur appartient. Elles en ont besoin pour se nourrir tout au long de l’année, et particulièrement en hiver.

Récolter leur miel par la technique de l’enfumage les stresse et certaines, voulant défendre la ruche, meurent en piquant l’agresseur.

D’autres sont aussi victimes d’écrasement.

La reine est tuée et remplacée dès que moins productive (sans parler de la coupe de ses ailes et de l’insémination artificielle).

La transhumance, facteur de stress intense, augmente le travail des abeilles et les épuise

Mais alors, par quoi un.e végane gourmand.e peut-iel remplacer le miel ?

Beaucoup d’alternatives existent :

Le sirop d’agave, celui d’érable (cher à nos ami.e.s canadien.ne.s!), le miel de pissenlit, le sirop de riz, la mélasse ! Tellement d’options et de goûts différents sont disponibles

Voici donc les solutions qui s’offrent à nous pour espérer sauver les abeilles, et avec elles, notre écosystème tout entier.

S@WiTi

2 thoughts on “Miel alors !

  1. Tout à fait, et le miel leur sert aussi à transmettre un patrimoine immunologique il me semble ; aussi consommer/voler leur miel (qui est remplacé par du sirop vulgaire sirop ou de l’eau sucrée) contribue à leur effondrement ; loin d’aider les Abeilles, les apiculteurs travaillent à leur disparition ! #beHuman #goVegan

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