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Modes de chasse

Aujourd’hui, en exclusivité pour le Tofu te parle, le d’habitude très furieux Manu Alf Fufu du blog Au Lapin furieux range au placard ses mots-fusils. Rassurez vous, ce n’est que le temps de cet article, qui décrit tant de méthodes et modes de chasse aussi moyenâgeuses que cruelles. 

 

Retrouvez d’ailleurs notre petit dossier sur la chasse dans notre numéro 2 en cliquant ici 🙂 

 

Différents types de chasse

Voici un article vous présentant quelques modes de chasse dont le monde cynégétique peut user afin de sacrifier toujours un peu plus la faune pour ses petits loisirs personnels. Vous verrez que quasiment tout est possible, que notre nature a peu de répit et que sa traque est continue. Les méthodes les plus cyniques sont à disposition des chasseu·se·r·s, il faut bien satisfaire son électorat…

Voyez ci-dessous le tableau, je vous laisse seul·e juge :

 

La chasse devant soi

C’est la chasse de plaine par excellence, procurant de grandes émotions et de grandes joies. La chasse avec chien d’arrêt concerne essentiellement le gibier à plumes (perdrix, bécasses, faisans, etc.). Le chien d’arrêt (Braques, épagneuls, Pointers, Setters, Griffons, etc…..) prend l’émanation du gibier, l’approche, le marque et l’arrête jusqu’à l’arrivée du chasseur ou de la chasseuse. La chasse avec chien “leveur de gibier” se pratique avec des chiens vifs et ardents, comme le Springer ou le Cocker. Ils trouvent le gibier (le lapin, le faisan, la bécasse), mais ne l’arrêtent pas et le font partir sans le poursuivre.

 

La billebaude

image chasseur dobermannC’est la chasse simple. La·e chasseu·se·r parcourt le territoire à la recherche du gibier, avec un objectif précis ou à la « Billebaude », avec ou sans chien. La chasse devant soi sans chien : on chasse ainsi les alouettes, les grives, les pigeons, les merles, en parcourant des parcelles de culture ou de vigne, en longeant les haies, etc…

 

Vénerie (Chasse à courre):

Le terme de vénerie désigne l’activité de la chasse à courre. Il vient du latin « venari » qui signifie chasser.

C’est un mode de chasse ancestral qui consiste à poursuivre un animal sauvage (traditionnellement cerf, sanglier, chevreuil, renard ou lièvre) avec une meute de chiens, jusqu’à sa prise. Elle se distingue de la chasse à tir car seuls les chiens chassent, grâce à leur odorat et leur instinct naturel de prédateur. Le rôle de l’être humain, cavalièr·e pour la circonstance, consiste à les contrôler.

Controversée sur certains aspects, la chasse à courre est interdite en Allemagne depuis 1934, en Belgique depuis 1995, ainsi qu’en Grande-Bretagne depuis 2005.

image chasse à courreOn parle de grande vénerie pour une « meute » chassant les grands animaux comme le cerf, le daim, le chevreuil, le sanglier ou le loup.
La petite vénerie désigne une meute chassant le petit gibier : lièvre, renard, lapin de garenne, ou blaireau.
Le terme d’équipage désigne l’entité disposant d’un territoire de chasse et composée d’une meute de chiens et d’un certain nombre de veneurs.
L’animal poursuivi utilise différentes tactiques pour échapper à ses poursuivant·e·s. Elles sont regroupées sous le terme de ruses et sont catégorisées :

  • le change, par lequel l’animal initialement levé ruse en côtoyant d’autres animaux de son espèce, semant la confusion dans la meute qui le suit à l’odorat;
  • le passage d’eau, quand l’animal poursuivi traverse une rivière ou un étang et interrompt ainsi son « sentiment » (trace olfactive);
  • le forlonger consiste à prendre une telle avance que la piste perd sa précision et les chiens vont perdre la trace de l’animal chassé;
  • le hourvari correspond à une ruse consistant à revenir sur ses voies (ses pas) pour mettre les chiens en défaut. Les chiens se voient ainsi présenter une piste avec un embranchement ou une fourche qui complique la traque et permet de gagner de l’avance (pouvant ainsi mener au forlonger).

Si l’animal traqué est pris, les veneu·se·r·s sonnent l’hallali qui annonce la mort. L’animal, selon sa nature est soit pris par les chiens, soit servi par un être humain armé d’une dague. S’ensuit la curée.

Ces termes sont à l’origine de plusieurs expressions dans le langage courant : « donner le change » (c’est-à-dire mettre sur une fausse piste), « couper la voie » (désignant à l’origine un défaut des chiens qui abandonnent la voie pour rejoindre plus vite l’animal qui a fait un détour ou des chasseu·se·r·s pressé·e·s qui passent trop tôt sur la voie).

 

Chasse aux toiles

Technique de chasse qui consiste à rabattre le gibier vers des toiles afin de le piéger.

 

Déterrage (Vénerie sous terre)

Elle consiste à capturer par déterrage l’animal chassé (renard, blaireau, ragondin) acculé dans son terrier par des chiens spécialisés (fox-terriers, teckels). L’animal est déterré à l’aide d’outils manuels.

Les chasseu·se·r·s, appelé·e·s déterreu·se·r·s, insèrent des chiens dans un terrier (principalement de blaireau ou de renard). Leur rôle est d’acculer l’animal sauvage. Pendant ce temps, les déterreu·se·r·s creusent à l’aide de pioches et de pelles en direction des aboiements. Enfin, iels « arrachent » du terrier les malheureuses bêtes, généralement avec des pinces métalliques. Si elles ne sont pas déjà mortes (de peur ou de blessures), elles sont la plupart du temps abattues à l’arme blanche.

 

Piégeage

Le piégeage concerne les espèces classées « nuisibles ».

Ce mode est utilisable toute l’année mais est soumis à une réglementation. Les pièges utilisés doivent d’abord être homologués.

La liste des espèces varie d’un département à l’autre; elle est fixée par arrêté ministériel et préfectoral.

Beaucoup de pièges sont douloureux pour l’animal. Les animaux attrapés dans les collets à arrêtoir se blessent en essayant de partir (il arrive que des animaux meurent pendus). Certains, pris la patte dans un piège, se blessent en tentant de s’enfuir. Il faut savoir qu’il existe des pièges légaux qui provoquent la mort de l’animal par noyade.  D’autres pièges, s’ils ne conduisent pas à une mort douloureuse, sont très stressants pour l’animal prisonnier qui attend l’heure de sa mort (en général coup de matraque, parfois de fusil).

 

Chasse au vol (Fauconnerie)

La fauconnerie est l’art de capturer un gibier dans son milieu naturel à l’aide d’un oiseau de proie affaité (dressé). Cet art très ancien est pratiqué dans plus d’une quarantaine de pays et a été inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO le 16 novembre 2010, puis avec de nouveaux pays en 2012 et 2016.

image chasse faucon epargneulLa chasse au vol se pratique à l’aide d’oiseaux de proie ou rapaces et de chiens ou de furets. La chasse est qualifiée d’autourserie ou chasse de bas vol pour une action de chasse avec principalement des autours. La chasse de haut vol peut par exemple s’effectuer avec des faucons. Dans tous les cas, l’oiseau doit être porteur d’une bague inamovible et la·e chasseu·se·r doit posséder une autorisation administrative de détention et d’utilisation pour la chasse de son rapace, car il s’agit de spécimens d’oiseaux appartenant à des espèces protégées en Europe.

 

Chasse au leurre

  • Chasse à l’odorat :
    • La chasse au leurre olfactif remplace une chasse à courre où les chiens poursuivent un leurre à l’odeur très forte.
  • Chasse à vue :
    • La poursuite à vue sur leurre ou coursing est une simulation de chasse au lièvre où deux lévriers sont lâchés à la poursuite d’un leurre treuillé (remplaçant la fuite d’un gibier). Cette épreuve sportive a pour objectif d’évaluer leur instinct de chasseur à vue. Elle se substitue à une chasse au lièvre réelle avec lévriers, interdite par la loi du 3 mai 1844.

Ce type de chasse est apprécié par les personnes qui ne veulent pas de mise à mort mais qui souhaitent tout de même profiter des talents de leurs chiens. Elle est également pratiquée lorsque la chasse est interdite.

 

Chasse au poste (ou chasse à la glue)

La chasse au poste est une chasse pratiquée en Provence. Elle est basée sur l’utilisation de la glue et d’« appelants » qui attirent les oiseaux de la même espèce.

Cette technique est utilisée pour la capture de grives vivantes.

C’est une technique de chasse traditionnelle de la région méditerranéenne (Espagne, France… ), et visant à enduire de glue des branches d’arbres afin d’immobiliser les oiseaux s’y posant, attirés par les appelants.

 

Chasse de nuit

La chasse de nuit est généralement interdite car il serait facile d’éblouir des animaux et de les tuer, au risque de mettre en péril la ressource cynégétique (la chasse à la lumière est un acte de braconnage).

Il existe quelques exceptions, comme en France, pour la chasse au gibier d’eau de nuit, pratique légale ou récemment légalisée dans certains départements français, notamment côtiers. Elle se pratique à partir d’installations nommées tonnes, huttes ou gabions selon les régions. Le principe consiste à faire poser des gibiers d’eau (canards et oies) sur l’eau à portée de tir (35 m environ).

Depuis 1844, dans le Code rural français, était inscrite l’interdiction de la chasse de nuit. Mais depuis l’an 2000, tirer la nuit sur les oiseaux à partir d’une hutte est autorisé par la loi, et depuis 2003, l’Alsace autorise les tirs nocturnes de sangliers.

Elle est normalement illégale en Europe, car non sélective :

Cette pratique est interdite au sens de l’article 8 de la directive 79/409/CEE.
La France est pourtant le seul pays européen où la chasse de nuit est autorisée de manière systématique.

 

Chasse de plaine

La chasse de plaine sera le plus souvent une chasse avec l’utilisation de chiens.

Cela peut être en battue, où des chiens courants, encouragés par un·e traqueu·se·r, tenteront de déloger puis d’amener le gibier sur les postes prédéfinis, occupés par des chasseu·se·r·s équipé·e·s de fusils ou de carabines.

Les chiens d’arrêt seront utilisés pour arrêter le gibier à plumes.

 

Furetage

Type de chasse nécessitant l’utilisation d’un auxiliaire de chasse, à savoir un furet. Pas bien grand (30 à 60 cm de long), pas bien lourd (400g à 2kg), cet auxiliaire des chasseu·se·r·s sait pourtant se rendre redoutable lorsqu’il s’agit de déloger les rongeurs – et particulièrement les lapins – de leur terrier.

En théorie, le principe du furetage est simple : d’abord, il convient d’identifier les garennes, terriers ou lieux divers fréquentés par les lapins – ce qui est relativement aisé. Ensuite, on place à la gueule de chaque sortie une bourse (filet) ou une cage adaptée au sein desquelles la proie viendra, si l’on a de la chance et si l’on s’abstient de faire le moindre bruit, se prendre d’elle-même. La pose de ces pièges répond à des exigences très strictes : elle doit tenir compte de la force de l’impact que provoquera le léporidé en pleine course, et éviter au maximum le risque d’un passage par le haut, le bas ou les côtés (cela parait enfantin, mais tous les terrains ne sont pas naturellement propices). Lorsque toutes les issues ont reçu leur bourse ou leur cage, on introduit un ou plusieurs furets dans les galeries (suivant leur importance) : en règle générale, l’instinct de prédation du mustélidé ne tarde pas à s’éveiller, et l’animal, qui semble si amorphe au premier égard, laisse soudain paraitre une certaine fébrilité… De fait, tout le travail du furet sera d’aller à la rencontre des lapins, lesquels éprouvent à son contact une terreur instinctive, véritablement atavique. On chassera plutôt le matin, par temps sec, et l’on ne nourrira pas son furet avant de l’engager dans la bataille (la faim le stimule, comme les chiens à la chasse à courre ou les rapaces lorsqu’il s’agit de « voler »). Si vos auxiliaires sont bons, il leur suffit de quelques instants pour vider un terrier ou… indiquer, par leur prompte sortie, que celui-ci n’est pas ou n’est plus habité. Au reste, si le furetage consiste à prendre les lapins vivants (à des fins de repeuplement, par exemple), on utilise aussi cette technique pour la chasse à tir.

 

Chasse à la sauvagine (ou chasse au gibier d’eau)

image chasse sauvagine

Elle se pratique dans ou près des zones humides, durant des périodes de chasse édictées par les autorités compétentes. Les dates d’ouverture et de fermeture de la chasse au gibier d’eau varient selon les espèces et les années ; elles varient en fonction de l’état des populations aviaires (apprécié annuellement, via des statistiques de comptage des oiseaux vivants ou tués) et selon les conditions météorologiques (vagues de froid et de gel).

Ainsi, en France, un·e Préfet·e peut décider de la fermeture provisoire de la chasse d’une espèce ou de tous les oiseaux d’eau, quand l’espèce est rendue plus vulnérable ou est menacée par des conditions météorologiques très difficiles, ou à la suite d’un évènement particulier (pollution…) mettant une population aviaire en péril.

Pour des raisons historiques, la France est le pays où l’on chasse le plus grand nombre d’espèces d’oiseaux d’eau. La chasse y est contrôlée par l’ONCFS et les garderies des fédérations de chasseu·se·r·s.

 

Le braconnage « toléré »

Il ne s’agit pas d’un mode de chasse, mais plutôt d’un « prolongement » de la chasse (temps prohibé, arme interdite, espèces protégées, etc.). Les actes de braconnage ont lieu partout en France, les gardes de l’ONCFS ont pour mission de lutter contre ces agissements.

Il existe aussi une autre forme de braconnage : un braconnage dont l’Etat est complice, c’est-à-dire des lieux où un braconnage de masse se produit annuellement, et ce en toute impunité. La pression des adeptes est si forte que l’Etat ne fait pas respecter les lois concernant les espèces protégées, les périodes d’ouverture de chasse, et même les directives européennes concernant les espèces en déclin :

  • Le braconnage du bruant ortolan dans les Landes,
  • Le braconnage des pigeons ramiers au col de l’Escrinet,
  • Le braconnage des tourterelles des bois dans le Médoc.

 

La chasse à l’affut

On se dissimule dans des secteurs fréquentés par les animaux. Elle se pratique essentiellement au lever du jour ou au crépuscule, souvent du haut d’un affut (mirador). Les gibiers chassés sont : le cerf, le chevreuil, le sanglier, le renard.

 

La chasse à l’approche

A partir du 1er septembre, l’ONF organise des chasses à l’approche des cervidés dans ses forêts.

Cette pratique est lamentable, car iels profitent que les animaux soient en pleine période de reproduction, donc vulnérables, pour les tuer.

Ainsi, à l’aube ou au crépuscule, des chasseu·se·r·s munis de carabines à lunettes tirent à quelques dizaines de mètres des mâles en rut très peu farouches.

trophée de chasseBien sûr, peu de personnes (à l’exception des chasseu·se·r·s) sont au courant de cette pratique que l’ONF garde discrète. Quant aux tarifs qu’elle propose, cela vous permettra de comprendre pourquoi cet organisme ne s’en vante pas…

Voici les chiffres qu’un de nos adhérents, de Haute-Normandie, nous a fournis après avoir téléphoné au bureau de l’ONF de son département :

  • Pour un brocard de quatre pointes : licence guidée 160 €, plus taxe d’abattage de 200 €, plus 25 € de bracelet : total 385 €
  • Pour un brocard de six pointes : licence guidée 160 €, plus taxe d’abattage de 320 €, plus 25 € de bracelet : total 505 €
  • Pour un daguet : licence guidée 160 €, plus taxe d’abattage 470 €, plus 190 € de bracelet : total 820 €
  • Pour un cerf de six cors : licence guidée 160 €, plus taxe d’abattage 600 €, plus 200 € de bracelet : total 960 €
  • Pour un cerf de dix cors : licence guidée 160 €, plus taxe d’abattage 1000 €, plus 200 € de bracelet : total 1360 €
  • Pour les autres cerfs : c’est selon leur cotation, et comme iels disent, « c’est le trophée qui fait le prix ». La licence guidée est de 160 € et le bracelet à 200€. La taxe d’abattage varie de 1500 € à 6000 €. Cela revient donc au total, à des chiffres commençant à 1860 € et allant jusqu’à 6360 €.

Nous ignorons si ces chiffres varient suivant les départements ou les années, ils ne sont donc donnés qu’à titre indicatif.

 

La chasse en battue

Une battue est un mode de chasse en groupe dans lequel des traqueu·se·r·s rabattent le gibier chassé vers des tireu·se·r·s posté·e·s.

Lors d’une battue, les chasseu·se·r·s sont réparti·e·s en deux groupes : les traqueu·se·r·s et les posté·e·s. Le premier groupe, souvent accompagné de chiens, est le moins nombreux. Son but est de trouver dans l’enceinte (souvent un espace boisé et/ou fourré) le gibier chassé, et de le repousser par des cris et une présence humaine vers la ligne de chasseu·se·r·s posté·e·s. Le second groupe attend que le gibier passe près d’elleux pour le tirer. Il leur est généralement demandé d’arrêter les chiens poursuivant un animal sorti de la zone de chasse. Durant la traque, les chasseu·se·r·s communiquent entre elleux par des coups de trompe de chasse, indiquant le début ou la fin de la battue, la vue, la mort ou la blessure d’un animal.

La traque peut se faire dans une zone préalablement reconnue par un·e chasseu·se·r y ayant « fait le pieds » : iel a fait le tour d’une parcelle, a remarqué des empreintes ou autres traces d’animaux rentrant dans cette parcelle, et peu ou moins d’indices de sortie, laissant penser que les animaux sont toujours dans la parcelle en question. Les chiens des traqueu·se·r·s sont alors généralement lâchés sur la piste rentrante. Toutefois, une battue peut également être réalisée sans cette reconnaissance préalable, les traqueu·se·r·s battant alors l’intégralité de la zone de chasse et plus particulièrement les endroits qu’iels estiment propices au séjour du gibier.

 

La chasse à l’arc

On chasse le grand gibier à l’affut, à l’approche, en poussée silencieuse et même en battue ; le petit gibier en battue, ou devant soi. Tous les gibiers sont chassés à l’arc (lapin, lièvre, ragondin, rat musqué, oiseaux, chevreuil, cerf, sanglier…). L’arme (arc droit, arc à courbures ou arc à mécanisme) et les pointes de flèches (lames coupantes pour le grand gibier, pointe assommoir pour le tir non fichant du petit gibier) doivent être spécialement adaptées.

Cette nouvelle pratique (autorisée depuis 1995 alors qu’interdite par le Code rural de 1844) est aussi cruelle, bien qu’on puisse penser le contraire. En effet, dans la plupart des cas, l’animal n’est pas tué sur le coup. Les animaux blessés n’étant souvent pas retrouvés, ils sont ainsi des milliers à agoniser, cachés.

Des études ont montré que la mort par hémorragie peut être très longue (elle atteint 8 à 12 heures) et provoque évidemment d’énormes souffrances.

Cette pratique cruelle et obsolète doit redevenir interdite; les « passionné·e·s » peuvent exercer cette activité dans des clubs de tir à l’arc, il n’y a pas la nécessité de tuer un animal pour chaque flèche décochée.

 


Voilà donc un tour d’horizon des méthodes à disposition des chasseurs pour satisfaire leurs besoins. Cette liste n’est d’ailleurs pas exhaustive. Nous n’avons pas souhaité indiquer les périodes de chasse qui peuvent varier d’un département à l’autre et d’une chasse à l’autre, histoire de bien étaler les différentes possibilités de chasser sur toute l’année, et si besoin avec l’aval de préfet·e·s complaisant·e·s.

Si vous recherchez des informations pour savoir comment œuvrer pour agir sur la protection de la faune, vous pouvez suivre (voire adhérer à) des associations telles que l’ASPAS, Ferrus, la LPO, One Voice, la France sans chasse ou d’autres…

Et n’oubliez pas, pour celles et ceux qui ont une progéniture à élever, que ces gens-là (les chasseu·se·r·s) sont autorisés par l’éducation nationale à venir faire leur propagande dans les écoles … N’hésitez donc pas à protester, à apprendre aux enfants que la découverte de la nature ne se fait pas avec des aficionados de la gâchette.

Par Manu Alf Fufu du blog Au Lapin furieux.

 

Retrouvez notre dossier spécial sur la chasse dans notre e-magazine numéro 2.

 

Nos autres Numeros, en ligne et gratuits :

N.1 avec interview de Jihem Doe, cliquez ici !
N.2 avec interview de Gurren Vegan, cliquez ici !
N.3 avec interview de Kreez-R, cliquez ici !
N4 avec interview de Jean-Luc Daub, cliquez ici ! 

 

Sources :

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