Partir en voyage scolaire quand on est végane

Aujourd’hui, pour le blog LTTP, je vous propose un petit retour d’expérience sur mon voyage de fin d’études. Je suis partie avec ma classe de master 2. Je suis la seule végane. C’est  avec beaucoup d’appréhension que j’ai accepté d’y aller mais en même temps, je voulais vraiment partir et découvrir une ville magnifique : Barcelone.

En tant que végane, on passe pour des gens qui s’excluent d’eux-mêmes. C’est d’autant plus le cas avec des gens qui ne connaissent pas vraiment notre mode de vie, qui ne savent pas ce que c’est, qui ne se posent pas la question et qui, pour certains, posent les traditionnelles questions de façon agressive. Quand on part dans un groupe qui ne connaît rien à nos habitudes mais qu’on veut profiter, c’est tout de même possible sans brusquer les autres.

La ville :

Se renseigner sur la ville est d’abord un bon moyen de se préparer. Est-ce qu’il y a des restaurants véganes ? Ou vegan friendly ? Pour ma part, étant partie à Barcelone, j’étais dans le paradis pour un végane. J’ai donc eu beaucoup de chance car les restaurants sont souvent vegan friendly !

S’assumer en tant que végane :

Prévenir son groupe et ses responsables est aussi une bonne chose à faire. Toute ma classe savait que j’étais végane et mes directrices aussi. Cela a été plus facile quand je n’ai pas souhaité, par exemple, manger à MacDo mais que je me suis acheté une salade pour manger avec tout le monde. De même, un restaurant avait été réservé et un plat avait été fait pour moi afin que je puisse manger.

S’adapter :

Pour moi, le meilleur moyen de m’adapter a été de suivre ce que les gens voulaient faire. Bien sûr, si le groupe avait voulu aller dans un restaurant de poissons ou de viandes, je n’aurais pas suivi. Cependant, quand on décidait où aller, au pire je me prenais une barquette de frites et j’allais acheter un pot de houmous à la première occasion. Je n’ai pas mangé comme d’habitude ni même comme je l’aurais voulu mais ça m’a permis d’être avec les autres sans remettre en cause mes convictions.

Répondre aux questions et laisser couler :

Évidemment, quand on est végane et dans un grand groupe, on reçoit souvent le fameux « Ah mais je ne pourrais pas, j’aime trop ça ». Laisser couler n’est pas toujours facile et je ne le ferais pas avec des proches, mais dans un grand groupe, ça m’a semblé être la meilleure façon de faire. Quand les questions étaient orientées et les gens intéressés, je répondais mais sinon, faire comme si l’on n’avait pas entendu, c’est une bonne idée parfois.

Lors de mon voyage, j‘ai pu expérimenter à quel point Barcelone est une ville vegan friendly. Le midi, je prenais souvent une salade avec houmous ou guacamole selon les envies. Le soir, il y avait presque toujours une option végane en plat, et sinon, toujours des frites. Il ne faut pas se laisser aller à la pression, ou au jugement qu’on peut parfois émettre sur nous. J’ai tout de même envisagé le fait de ne pas partir seulement parce que je ne souhaite pas manger de produits d’origine animale. Mais c’est tout à fait possible de manger végane facilement dans beaucoup de grandes villes. Alors autant en profiter !

 

Accro En Droit

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